Kiala le Vendémiaire de la Freebox Revolution ?

2011/02/18 2 commentaires

Comme beaucoup j’ai commandé la nouvelle Freebox le jour de son annonce. J’ai bien évidemment patienté en attendant son expédition tout en me demandant  comment je trouverai le temps pour aller la chercher au relais Kiala « le plus proche de chez moi ». J’avais déjà une appréhension entre les horaires d’ouverture de ce magasin et sa situation géographique, mais la suite se révéla bien pire.

Tout content d’avoir reçu mon avis d’expédition je découvrais ensuite les modalités de suivis d’un colis Kiala. Jusque là tout va bien c’est aussi abscons qu’inutile…. sauf le jour où on vous apprend qu’on vient arbitrairement de changer le lieux du dépôt ( à plus d’une heure en  transports de chez moi) et que votre colis est reparti au centre de tri sans autre raison.

En résumé cela donne les étapes suivantes :

  • 26/01/2011 :Colis au centre de tri régional
  • 24/01/2011 : Colis reçu au centre de tri principal
  • 24/01/2011 : Colis reçu au centre de tri principal
  • 21/01/2011 : Colis déclaré en réacheminement par Kiala
  • 20/01/2011 : Colis en préparation chez votre vendeur – contactez-le pour plus d’informations
  • 17/01/2011 : Colis au centre de tri régional

En un mot : WTF ?

Concrètement, je ne sais pas du tout quand est ce que je serais livré mais, par contre je sais que :

  • je paye le nouveau tarif et que je ne peux donc bénéficier de l’offre « gracieuse » de Free pour faire patienter ceux dont le colis n’a pas été expédié ;
  • je n’utiliserai jamais plus Kiala (à ce propos j’aurais dû me douter de leur manque de fiabilité lorsque leur site était tombé en Décembre suite à l’afflux de réservations de la Freebox V6)
  • je vais recevoir une des premières V6 expédiées – celles ayant un fort tôt de retour semble-t-il – qui aura séjourné dans je ne sais quelles conditions plus d’un mois dans les entrailles et les camionnettes de Kiala.

Je me demande si je n’aurais pas mieux fait de résilier et de prendre une nouvelle ligne chez Free.

26/01/2011 15:50
Colis au centre de tri régional
24/01/2011 06:55
Colis reçu au centre de tri principal
24/01/2011 02:07
Colis reçu au centre de tri principal
21/01/2011 07:00
Colis déclaré en réacheminement par Kiala
20/01/2011 19:21
Colis en préparation chez votre vendeur – contactez-le pour plus d’informations
Catégories :RealLiffe

Foursquare aux prochaines elections ?

Selon Le Volontaire, Foursquare pourrait représenter un nouvel « outil » mis à disposition pour nos politiques.  Mais qu’en faire ? Un super-mouchard de l’activité des candidats ou élus visant à démontrer leur activisme.

Reprenons les points proposés par Le Volontaire :

  1. Un programme géolocalisé : chacun point visité, par le biais des « Tips » ou choses à faire, permettrait de découvrir ce que l’élu veut faire d’un quartier;
  2. Une activité politique tracée, prenant en compte les impératifs de son mandat en termes de présence au sein des organes et institutions de représentation (présence ne signifie pas action, mais bon … );
  3. Décorer les militants présents : encore une idée pour ré-inventer un  » web politique  » en dehors de l’internet quotidien et qui s’éloigne encore de la fonction initiale de proposer des cadeaux ;
  4. Organiser la présence des militants et mesurer leur travail…

Faut-il rappeler que le modèle économique de cet outil est de créer de la convivialité au profit des propriétaires des lieux où celle-ci se développera. A part à imaginer qu’un élu possède son territoire d’élection, je ne vois pas trop comment cet outil deviendra un enjeu de compétition… si éloigné des bonnes bouffes associées à ses restaurants préférés.

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Des Enarques 2.0 ?

Sursaut de réalisme chez nos élites dirigeantes ! Selon une enquête de l’Ifop, les hauts fonctionnaires pensent que le Web 2.0 représente une véritable opportunité pour nos concitoyens. Seul problème : une certaine absence de compétences… revendiquée. Et ce d’autant plus que chacun d’eux voit « son » Web 2.0 en fonction de son corps de rattachement.

En gros, faut y aller… mais pas trop vite… sous peine de voir nos effectifs réduits. Tout ceci manque vraiment de volonté politique.

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Le Congrès américain sur Twitter

Alors que la campagne des Régionales a montré une vision souvent « gauloise » de l’usage de Twitter, il existe aux États-Unis un site qui référence l’ensemble des prises de positions des sénateurs américains sur Twitter : Tweet Congress.

L’objectif de cette initiative s’affiche au fronton de la page d’accueil sous la forme d’une parodie du préambule de la constition américaine :

« Nous, le Tweeple des États-Unis, en vue de former une Union plus parfaite, de renforcer la communication, et d’encourager la transparence, nous décrétons et tweetons le Congrès des États-Unis d’Amérique.  » (traduction de Goldfish)

Le site se présente comme un agrégateurs des tweets des élus. Il propose également différents outils pour mesurer, par exemple, la popularité des élus, les  sujets les plus chauds du moment, etc. A la manière d’un répertoire, il est également possible de naviguer au travers des images, des vidéos, des États, etc.

Le Telegraph s’est intéressé aux pratiques des Sénateurs utilisant Twitter. Les comportements sont assez similaires, finalement à ceux de nos élus, entre la sénatrice du Missouri Claire McCaskill qui « raconte sa vie » au fil de ses tweets et d’autres qui font simplement du relai de communiqués de presse ou des étapes du calendrier parlementaire.  Les élus qualifient ainsi cette experience :

« Le pouvoir que donne Twitter est celuis de l’interactivité. Vous pouvez suivre en restant en retrait ce que votre élu fait comme vous pouvez le contacter directement et obtenir des réponses de sa part (…) Vous n’obtiendrez jamais cela au moyen d’une lettre ou d’un mail : avec Twitter vous avez ce que les Américains attendent aiment tant : une gratification immédiate ».

Quant aux Sénateurs qui n’auraient pas franchi le pas, le site encourage vivement les internautes à prendre contact avec les élus pour le demander d’ouvrir un compte sur Twitter.

En effet, comme le note le Los Angeles Times, un tel outil aura réellement d’intérêt quand une grande majorité de Sénateurs aura une activité sur Twitter…

Pour ceux qui voudraient aller plus loin dans les techniques mises en oeuvre, le site utilise une API développée par par la Sunlight Foundation, une association spécialisée dans la transparence en politique.

Catégories :Politique, Twitter

Des régionales finalement très Net ?

Marianne 2 propose, en partenariat avec la Sofres et Temps Réels, un sondage sur l’impact de la « politique en ligne » auprès de nos concitoyens. L’objectif semble de prendre un peu de recul avec les tweet clash et autres querelles de chiffres qui ont émaillé la campagne.

Cette étude, comme le signale Temps Réels, s’inscrit dans une jeune tradition de mesure de l’engagement politique en ligne :

  • Une étude réalisée par le Pew Internet & American Life Project [qui montrait] qu’aux Etats-Unis les pratiques politiques traditionnelles (signer une pétition, écrire à un responsable politique etc.), qu’elles soient réalisées en ligne ou pas, sont l’apanage des plus aisés et des plus diplômés. En revanche, l’enquête soulignait aussi que les nouvelles formes de participation politique en ligne (basées principalement sur l’utilisation des blogs et des réseaux sociaux) pouvaient laisser présager un changement dans cette structuration socioéconomique chez les plus jeunes. Mais les données recueillies ne permettaient pas aux auteurs d’affirmer que le clivage économique se réduisait véritablement.
  • L’enquête menée par la Fondation Terra Nova témoigne (…) de la supériorité de l’équipe démocrate, qui, suivant la voie pavée par Howard Dean, a mis en place une plateforme à l’efficacité impressionnante, mybarackobama.com (assortie de pages dédiées sur tous les réseaux sociaux préexistants), permettant à l’équipe de campagne de centraliser l’information remontant des militants et à chaque sympathisant de devenir son propre directeur de campagne.
  • Yochaï Benkler (…) avance dans une étude non encore publiée qu’aux États-Unis les sympathisants de gauche ont des comportements beaucoup plus évolués que les sympathisants de droite en termes de participation politique sur Internet : ces premiers sont autrement plus nombreux à appeler à des actions ou à des dons, à proposer des analyses ou des travaux collaboratifs etc.

Et en France alors ?

  • 61 % des Français apprécient l’information politique sur le Web ;
  • 30 % des Français et 45 % des Internautes « s’engagent » sur le Net ;
  • Les blogs tendraient à remplacer les Blogs ;
  • Des Internautes de Gauche plus actifs ;
  • Les femmes et les séniors plus en retrait.

On se situe bien dans un changement de paradigme mais en aucun dans une situation tranchée. Le bouillonnement anarchiques de cette campagne des Régionales 2010 apparait ainsi  une fois encore comme le brouillon de ce que seront les prochaines présidentielles. Un chiffre manque cependant : la corrélation entre cyber-militant, lecteur en ligne, tranches d’âge etc. et abstention.

Catégories :Medias Sociaux, Politique

Le dernier Buzz des Régionales 2010

Face aux risques élevés d’abstention et à la marée rose annoncée, l’UMP lance sa dernière action de communication virale. Avec Mobilisez un Ami il s’agit de personnaliser une vidéo avec le nom d’un ami qui serait cité dans une vidéo par Xavier Bertrand et les militants UMP. Gentille vidéo virale et principe éculé en même temps. Jusque là rien de très extraordinaire.

Les « vigies » de l’Internet s’en sont bien évidemment emparées. Fabrice Epelboin tout d’abord dans un long article de pré – conclusion de cette campagne. On a presque l’impression que tout le monde est fatigué des tentatives de politique 2.0 qui s’apparentent le plus souvent à de la « Com en ligne pour les nuls ». Quelques extraits :

Après s’être fait systématiquement saboter ses opérations de buzz, il semble que l’UMP verse dans le masochisme 2.0, car le dispositif est trop tentant pour ne pas être détourné.

Des dizaines (à l’heure ou j’écris ces lignes) de pastiches ont ainsi vu le jour, particulièrement faciles à réaliser dans la mesure où n’importe qui peut personaliser la vidéo en y ajoutant un prénom, un nom et une photo.

Le coup était cependant prévu, et les vidéos personnalisées de façon indésirables sont sabotés les une après les autres (celle ci-dessus étant plus difficile à saboter du fait qu’elle n’est pas affichée sur une page du site de l’UMP, et que je peux du coup contrôler le passage de paramètres sans passer par la base de donnée du site – LOL).

Bon, on s’est bien amusé entre nous et, finalement, cela n’intéresse pas grand monde. Essayons le Bad Buzz. Sur Le Post, Aude Baron, après quelques échanges de tweets avec notre premier analyste, s’y essaye avec ce qui marche le mieux dans cette campagne : une accusation de racisme :

En pratique, mieux vaut avoir le bon prénom. David Abiker, chroniqueur de France Infoa remarqué que ce jeu ne marchait pas avec « Ali » ou « Malek », deux prénoms en vogue dans l’actualité

(…) Xavier Bertrand a enregistré vocalement plus de 350 prénoms, nous explique-t-on à l’UMP. Soit les 200 prénoms d’un calendrier usuel, auxquels s’ajoutent les 150 prénoms les plus usuels aujourd’hui en France.

Au final, l’ensemble permet de couvrir plus de 50% des prénoms usuels en France, conclut-on à l’UMP.

Là encore, on dirait que ça ne prend pas… même si pour ma part j’aime bien la successions de détournements que son article nous propose.

Alors, fin de la LOL campagne ou lassitude générale des Internautes sur l’usage du Web par les politiques ?

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LibéTwitt pour suivre les candidats des Régionales

Alors que les articles se multiplient pour annoncer que cette campagne ne fut que les prémices d’une politique 2.0, un nouvel outil, fourni par le site de Libération, permet de suivre les prises de position des candidats sur Twitter : il s’agit de LibéTwitt. En plus d’un fil général, il est possible d’afficher les tweets par partis, par régions et dans les médias. Ce dernier critère de sélection est, à mon avis, à éviter : n’apparait que le compte de Regionales 2010 qui me semble être plus proche du robot que du journaliste. Au rang des regrets, on notera enfin qu’il n’est pas possible de s’abonner directement au compte d’un candidat en passant par cette page web.

Ainsi, un nouveau site voit le jour à quelques jours des élections. Il rejoint Tweest (évoqué dans ce billet), la page dédiée sur QuiTwitte (qui, elle, permet de s’abonner aux comptes Twitter),  Poli Twitt (un précurseur en la matière), Twitter les Bains de Fluctuat et le baromètre de Rue 89 (présentés ici). Venant de Libération cela peut cependant paraitre surprenant lorsqu’on se souvient de leur charge contre la campagne 2.0.

Une fois encore, la presse deviendrait elle le scribe du Web ?

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