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La France gazouille : Cocorico


Hier l’Atelier BNP Paribas a présenté son sondage IFOP (réalisé auprès de 1 025 internautes) dans le cadre d’une conférence intitulée : Twitter en France : votre entreprise est-elle prête? Le ton est donc donné : il « faut » utiliser cet outil d’autant qu’il est connu par plus de la moitié des Français

Même si la présentation donne la part belle aux stars du microbloging, Les slides 23 à 26 présentent des cas concrets et spécifiques d’utilisation de Twitter qui permettent de mieux comprendre sa pratique.

Twitter study by faberNovel and L’Atelier

Des slides 40 à 49 un benchmark rappelle qu’il existe des challengers que sont Facebook et Google et un  risque le Spam. Personnellement, j’aurais également mentionné Bing qui, le premier a obtenu d’indexer Twitter et signalé la dernière nouveauté du moment, la recherche temps réel de Google qui modifie considérablement la donne.

Au-delà, on regrettera que cette présentation reste abstraite au niveau qualitatif. En effet, il y a autant de profils que de sujets d’intérêts qui s’échangent. Là encore on pourrait avoir l’impression qu’il s’agit de « the place to be » mais pour faire quoi. Le comment tout le monde le connaît et c’est ce qui fait la force de l’outil. Mais le pourquoi quand on n’est ni communicant, ni veilleur, ni groupie ou militant… Vaste question.

D’ailleurs Silicon, rappelle fort à propos que :

Mais la popularité de Twitter n’est pas forcément synonyme d’usage. Si la marque est désormais installée dans la population, seul 1 million d’internautes français disposent d’un compte Twitter. A comparer aux plus de 20 millions d’utilisateurs du service dans le monde, selon des estimations diverses puisque Twitter reste opaque sur ses chiffres. Au final, seuls 9 % des internautes qui ont entendu parler de Twitter s’y sont inscrits.

Ainsi, pour « en être » il faut y trouver un intérêt comme c’était le cas des premiers « sites perso » qui, au-delà de la relative difficulté technique devaient se trouver un public à une époque où le « mass poke » n’avait pas été inventé…

Ceci explique peut-être la force, en termes de notoriété, de plateformes plus anciennes :

Le site reste bien en deçà des cadors de sa catégorie. Dès le mois de décembre 2008, le panel de comScore créditait déjà Facebook et les blogs de Skyrock de 12 et 11 millions de visiteurs uniques, respectivement. En fait, Twitter.com jouerait plutôt dans la catégorie d’un Trombi et d’un Flickr.

A ce propos, on signalera le travail – virtuellement titanesque – de Qui Twitte ? dans l’ancienne et belle tradition des annuaires mettant en disposition des moins aventureux les ressources du Web avec une méthodologie de classement rassurante que tout le monde connaît.

Il s’agit d’

Un annuaire des twitter français, classés par genre, ouvert  le 25 novembre 2009. Quitwitte vérifie l’activité du compte (10 % des utilisateurs génèrent  80 % de l’activité) et sélectionne ceux qu’il considère référents dans leur domaine. ”Au delà des domaines NTIC et com, les secteurs les plus couverts sont la politique, l’environnement et les marques, qui s’y mettent depuis la rentrée” explique Zblog.

Grâce à ce travail qui replace Twitter dans son contexte de base et aussi vieux que l’écriture – « j’écris sur quoi pour qui ? » -, peut-être que ce constat sera bientôt un mauvais souvenir :

Les entreprises semblent encore avoir du mal à dompter cet outil 2.0. A titre d’exemple, les marques et entreprises du Fortune 100 n’arrivent pas à s’implanter et à fédérer un nombre important de followers. “Twitter ne concerne encore qu’une minorité d’experts, d’entreprises et d’institutions”, souligne Philippe Torres.

Cependant, il faudra que la demande vienne des internautes, qui ne sont pas tous des consommateurs ou des geeks. Transformer une mode en usage n’est ce pas là un beau défi ?

Ironiquement, la pérennité de Twitter est perçue comme éphémère, même parmi ses utilisateurs. Ainsi, la moitié des inscrits sur Twitter et 73% des internautes interrogés jugent que le «microblogging» est un effet de mode, voire un épiphénomène. Seule une petite minorité pense que cette nouvelle manière d’échanger représente une révolution qui va durer. Parmi eux, les plus jeunes (30%), les employés (30%) et les ouvriers (31%).

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Catégories :Twitter
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