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Les créateurs de possibles à la fête

Depuis quelques temps la tension monte doucement concernant la plateforme « sociale » de l’UMP. Déjà la semaine dernière avait été publiée des statistiques comparatives sur les deux réseaux sociaux concurrents en provenance d’Alexa. Dans le même temps, les médias s’interrogeaient sur la stratégie dans laquelle s’inscrivaient ces réseaux car personne, au sein même des partis politiques concernés, n’était à même de l’expliquer comme le montre cet extrait d’un article du Post :

« Il est trop tôt pour tirer des conclusions, mais par exemple, après le tremblement de terre en Haïti, beaucoup de « possibles » ont été créés pour qu’une aide soit organisée indique Benjamin Lancar. Du coup, cela a incité les Jeunes Pop à faire un appel aux dons. »
Au Parti Socialiste, il y a eu « plus de 3 500 événements créés. C’est ça la vraie valeur ajoutée, l’organisation locale d’événements, d’outils de campagne » indique David Assouline, secrétaire national à la communication du PS.

Maintenant, on est carrément passé en mode Bad Buzz :

Deux éléments ont déclenché cet emballement médiatique en ligne : une querelle de chiffre et la sortie de Benjamin Lancar, responsable des jeunes UMP.

Concernant les chiffres, nous ferons référence à cet article du Point :

La plate-forme communautaire « les créateurs de possibles » reste encore confidentielle. Avec 7.002 membres actifs, le site a été visité par près de 100.000 visiteurs uniques depuis le 7 janvier, selon l’UMP. (…) Pour le moment, la plupart des 1.329 initiatives lancées par les internautes résonnent comme des soutiens (voire des critiques) aux têtes de liste UMP pour les régionales ou à la politique du gouvernement.

Depuis le lancement national de son réseau social « La Coopol », le 12 janvier, 20.000 personnes se sont enregistrées, s’enorgueillit le PS. (…)

Et là, c’est le drame. Les dirigeants de l’UMP lisent les chiffres : je vois d’ici le tableau statistiques avec la courbe des inscriptions bloquée   à 7 000 inscrits. La réaction est alors « violente » :

Benjamin Lancar a commis l’une des plus belles bévues du moment, en menaçant d’exclusion, via mail, tous les responsables départementaux des jeunes UMP. Voici son message : « Salut à tous, Le secrétaire général (Xavier Bertrand) a demandé à ce que tous les rdj, (responsables départementaux des Jeunes Populaires), soient inscrits sur les ‘Créateurs de possibles’.Ceux qui ne le seront pas d’ici mardi seront démis de leurs fonctions. Le message est donc clair, il nous faut donc grandement nous mobiliser. »

Le tollé est immédiat. A tel point que Frédéric Lefebvre parle « d’excès de zèle« . De son côté, Benjamin Lancar explique à Libération :

La menace de sanction n’était qu’une «blague pas drôle», «du second degré». «Ce ne sont évidemment pas les méthodes de l’UMP», assure-t-il, invoquant le concept des Créateurs de possibles, accessibles aussi aux sympathisants : «Le site est justement très ouvert, on ne va donc pas utiliser des méthodes sectaires.»

Finalement, la meilleure synthèse de cet échec en devenir  nous provient, ce matin, de l’analyse la chronique de Stéphane Guillon :

Personnellement je n’arrive pas à comprendre ce qui motive ces deux partis à créer des réseaux « privatifs » hors des résaux sociaux habituels où les gens se croisent depuis de nombreuses années maintenant. Les dernières élections avaient vu une explosion des pages sur Facebook dédiées aux candidats, élus, municipalités. Nos « dernières actu » sur Facebook étaient émaillées d’actualités politiques nous rappelant que les élections et la politique nous concernaient d’autant plus qu’elles étaient animées et préparées par des gens comme nous, nos « Friends ».

Je ne vois pas pourquoi des non militants viendraient s’investir sur des réseaux politiques. Ça risque de devenir chacun chez soi !!! Une peu comme si existaient des urnes pour les militants et d’autres pour les simples citoyens.

Et la Coopol ? Peut être aussi un Bad Buzz en devenir. Cet article d’Interpol se termine par une analyse en forme de mise en garde :

Mais aux vues des dépenses qu’engendre un tel site, les résultats 2/3 mois après le lancement du site sont plutôt mitigés. De nombreux groupes ont été créé, mais très peu de membres dans chaque groupe, pas plus de 20 ! Si le but du site était d’attirer des personnes extérieures au pati socialiste, c’est un peu raté. Le réseau social est quasi exclusivement utilisé par des membres du parti. Je crois avoir lu que ce site était un test pour les présidentielles 2012. il y donc d’énormes changements à mettre en oeuvre, et une stratégie de communication à définir pour réussir un tel projet. Mais la question à se poser, c’est un parti politique a-t-il réellemen besoin d’un tel site ?

Finalement, en remettant tout le monde sur Facebook, peut-être que les choses s’arrangeraient et qu’on pourrait de nouveau parler politique ? Rien de moins certain selon l’Express qui nous apprend que les réseuax sociaux politiques tentent d’envahir les réseaux sociaux traditionnels :

Sur Facebook, les Créateurs de possibles ne font pas davantage recette. En effet, sur Facebook les « Créateurs de Possibles » ne possèdent pas de « fan page », mais un groupe. Celui-ci rassemble uniquement 229 membres – moins que le groupe « Club Villepin »et ses 978 membres. Un second groupe: « Les Créateurs de Possibles- Objectif: 500 000 militants UMP pour 2012! » arrive quant à lui à regrouper 1705 internautes. En comparaison, la Coopol, le réseau social du PS, a opté pour une page de fans qui réunit 2 704 fans.

2009, année des réseaux sociaux ?

Dans un article de synthèse, comme il en fleurit un certain nombre en cette fin d’année, LaLibre.be propose une synthèse des dernières interventions sur les médias sociaux. Même si les personnes citées ont toutes un intérêt à ce que leurs clients les internautes croient à l’explosion des médias sociaux, cet article vient à point pour rappeler les ressorts d’une dynamique spontanée.

Si on fait abstraction des témoignages des professionnels qui justifient leur business, essentiellement axé sur la communication et le développement logiciel, on retiendra les propos de Jack Levin, patron d’ ImageShack :

Avec Twitter vous avez un lieu de rendez-vous pour communiquer avec des gens qui partagent vos centres d’intérêt – c’est une chose qu’on ne peut pas faire avec la messagerie internet ou internet. Avec Facebook, oui, dans une certaine mesure, mais je crois que beaucoup de gens sont attirés par la simplicité de Twitter

Surtout, l’article offre un rappel aux faits d’armes de l’année 2009 :

En juin le département d’Etat américain a demandé à Twitter de reporter une opération de maintenance pour permettre aux opposants iraniens de continuer à l’utiliser ;

L’atterrissage d’un avion sur le fleuve Hudson à New York en janvier ;

Les attentats de Bombay.

Autant d’événements non instrumentalisés qui ont surpris et échappé à tout le monde. Ils ont fait plus que tous les grands discours visant à monétiser instrumentaliser l’expressions spontanée des internautes enfin débarrassés des contraintes techniques pour intégrer dans leur quotidien la richesse et l’ouverture du Web, cette invention tellement ancienne 😉

L’article se termine par la question que tout le monde se pose, pas spécialement pour les mêmes raisons :

Quant à Facebook, il pourrait devenir un « portail de paiement ». « Il y a tout un débat pour savoir si les internautes seraient prêts à confier leurs coordonnées bancaires à Facebook », relève M. Keath. Si la réponse est oui, « Facebook pourra gérer la plus grande partie de l’usage d’internet » d’un internaute, en organisant sa vie depuis ses rendez-vous jusqu’à ses achats.

Catégories :Facebook, Medias Sociaux, Twitter

Facebook : politique 2.0 ou communication 0 pointé ?

2009/12/07 2 commentaires

Depuis le début de l’année 2009, existe le Top 100 des politiques sur Facebook. Cette analyse quantitative prend en compte les supporters (pour les pages de Fan) et non les amis (sur les pages personnelles) ou les groupes de soutien. De mois en mois, le classement évolue en fonction des « compétences » des uns et des autres à rassembler de nouveaux venus indépendamment du calendrier électoral : c’est une stratégie de communication à part entière et un véritable enjeu qui mobilise les internautes.

Ainsi, comme le remarque Vincent Ducrey, conseiller Internet du Gouvernement, « il y a une véritable pression sociale à l’immédiateté. Or les pages pro sont des lieux de diffusion de contenu contrairement aux profils perso destinés à l’échange. » Mais, au-delà des attendus, chacun gère – fait gérer – sa page comme il l’entend, au grand dam de certaines équipes de communication.

Cependant, de cette « mode » importée des Etats-Unis, les usages du dialogue ne sont pas les mêmes :

« Le discours doit être direct. L’utilisation du « Je » ou du « Vous » est déterminant dans l’établissement d’un dialogue. Les médias sociaux sont communautaires, ils ne sont pas un lieu où l’on va uniquement poser un discours. Web 2.0 = Echange, ne l’oubliez pas. Et la FanPage est tout aussi importante que le simple profil, voir plus. »

« Le discours doit être personnel, sans s’éloigner des chemins politiques. Parler de sa vie, comme l’a fait NKM avec l’annonce de sa grossesse (peut être allée loin là), sans pour autant oublier que l’on est avant tout une personnalité politique qui représente des idées » et non un simple un citoyen contrairement à ce qu’a pu croire la ministre de l’Intérieur d’Uruguay, Daisy Tourne.

D’ailleurs c’est ce que font les personnalités politiques américaines :

Barak Obama a demandé directement à ses fans d’exiger de leurs élus qu’ils soutiennent la réforme du système de santé américain. Plus de 1 million de personnes l’ont suivi, affirme-il, dans un de ses derniers messages. Quant à Sara Palin, candidate malheureuse à l’élection présidentielle américaine, elle a démissionné de son poste de gouverneur de l’Alaska et a réservé ses commentaires à ses 689.000 supporters sur Facebook.

On est dans le registre de la communauté et non dans la transposition d’une stratégie de communication sur de nouveaux canaux. « Stephanie Taylor, responsable éditoriale de Democrats.org et membre de l’équipe d’Howard Dean sur Facebook explique comment le profil du candidat permet de toucher notamment la population universitaire, difficile à atteindre via le marketing politique traditionnel. L’objectif est de construire une communauté autour d’intérêts communs et de valeurs partagées, puis d’organiser l’action politique. » Indirectement, on comprend la nécessité de se consacrer  à sa page de Fan qui sera le reflet de son action politique en étant un hub pour que les militants / sympathisants fassent suivre l’actualité d’une campagne ou d’une action politique et ainsi augmenter le nombre de Fan. Il s’agit bien d’un réseau social dont la fonction est de s’enrichir. D’ailleurs,

Deux facteurs essentiels se dégagent, selon Valerio Motta, ancien secrétaire national du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) et conseiller en communication politique : la facilité d’utilisation qui permet une communication rapide des informations aux sympathisants, et la « perméabilité » des groupes. D’un clic, des liens se nouent avec des groupes indirectement liés à la politique. « Le travail le mieux fait sur Facebook, c’est celui qui ne se voit pas.

Pourtant, aujourd’hui, la situation de la France est proche de ce que décrit Francois Heinderyckx, professeur de sociologie des médias et de communication politique :

« Dans le cas d’Obama, Facebook fut utilisé comme élément d’une stratégie, comme un maillon d’une chaîne qui permettait le recrutement des militants et qui ensuite leur donnait les outils pour effectuer un travail de terrain. Il n’y a, à ma connaissance, rien qui s’en approche en Belgique. Chez nous, il s’agit simplement d’un outil qui fait partie d’un kit, d’une palette d’outils minimum standards qui confère aux politiques une image d’hommes ou de femmes modernes, au même titre que l’étaient leurs premiers sites web il y a quelques années ».

Le risque est donc de se discréditer en intégrant une communauté dont on ne maîtrise pas les usages et de mettre en place « une forme évoluée de propagande, en somme, très éloignée de l’esprit du net : la communication devient alors un mensonge et le message s’apparente une communication classique, institutionnelle. »

Alors, pour ne pas tromper les internautes et ne pas se tromper, Fluctuat propose 10 conseils pour ne pas rater sa campagne sur Facebook :

1. Consacrer du temps à la recherche de contacts susceptibles d’être sensibles à la cause que l’on défend. Une personne bien choisie que l’on invite personnellement peut être amenée à recruter des centaines de membres.

2. Recruter des contacts dans les groupes similaires (thématique, couleur politique, etc.).

3. Utiliser des applications tierces (entretenir de bonnes relations avec leurs développeurs), voire même créer sa propre application.

4. Préférer à un(e) seul(e) groupe/cause lié(e) à son organisation les groupes/causes spécifiques. Les gens s’engagent plus facilement sur un sujet particulier.

5. Répondre à tous les messages, aux sujets de discussion et aux inscriptions sur son « wall », et si personne ne dit rien, lancer la conversation. Montrer qu’il y a une interaction entre l’organisation et les membres est essentiel et donne son sens au réseau social.

6. Contrôler les discussions et utiliser le groupe comme un forum pour exprimer les positions de son organisation sur certains sujets.

7. Poster les dernières nouvelles et informations de campagne dans le « discussion board » et sur le « wall ». N’utiliser les messages individuels que pour les informations urgentes et les invitations aux actions.

8. Inviter les contacts à reposter les évènements et les liens sur leur propre profil.

9. Uploader des vidéos, des photos sur son profil et demander aux contacts de poster des contenus liés (photos d’une manifestation par exemple).

10. Utiliser la section « Officers » du groupe : récompenser l’engagement des membres en leur donnant un titre et ainsi les encourager à recruter plus de contacts.

Catégories :Communication, Facebook, Politique

La Stratégie Web 2.0 de Mc Do

2009/12/02 1 commentaire

En une trentaine de diapositives, Mc Do explique comment il s’est adapté aux nouveaux médias. Tout au long de l’exposé, l’entreprise explique sa démarche : il s’agit d’intégrer de nouveaux espaces d’échanges et non de les utiliser à des fins de communication corporate classique, id est descendante.

Tout d’abord, la présence sur le Web 2.0 s’explique objectivement au regard du nombre de personnes présentes. Ainsi, si Facebook était un pays, il se situerait en quatrième position entre les Etats-Unis et l’Indonésie. Il n’y a pas à dire, c’est virtuellement un des plus gros marché. Virtuellement, car il n’existe aucune estimation de son pouvoir d’achats.Quoiqu’il en soit l’entreprise se classe 32 ème des « most socials brands » et fait tout pour le rester au travers d’une stratégie de présence tous azimuts.
Son secret se résume en trois mots : « knowledge, sharing and entertainment » avec, en fond, la nécessité d’être transparent.
Dans le détail, Twitter sert à la communication directe avec les clients en répondant à leurs questions ou en écoutant leurs suggestions. Facebook sert à rassembler les fan de la marque, au niveau national comme au niveau local, l’objectif étant du créer du volume. D’autres outils sont également utilisés… mais ils ne sont pas encore arrivés dans nos contrées.
Pour finir, l’entreprise rappelle que cette démarche se doit d’être volontaire et assumée en intégrant la réalité des réseaux sociaux : c’est une stratégie de long terme qui touche toute la structure de l’entreprise et qui doit s’accompagner d’une ouverture aux interactions avec les clients mais également avec les nouvelles tendances sur lesquelles ces derniers se retrouvent.

Catégories :Communication, Facebook, Twitter

Beter’z : un cas d’école ?

Un nouveau site d’entraînement aux paris sportifs a tout misé sur Facebook pour se faire connaître. Beter’z a créé une opération intitulée : « Je parie que vous allez m’aider ». Chaque Internaute était invité à remplacer la photo de son profil par le logo et l’URL du site pour une durée de 24 heures. Les ingrédients ce marketing viral : une idée simple et une action gratuite. 

L’engouement fut immédiat.  

Au départ, 200 invitations à rejoindre l’événement ont été envoyées. 24h après, 250 personnes acceptent de participer et 2500 invitations sont relayées. Avant le lancement de l’opération 370 personnes acceptent et 3500 invitations sont en attente. » Chacun nouveau remplacement de photo par le logo provoquait la surprise au sein du réseau de la personne ayant rejoint l’opération. Il devenait don in  de rentrer dans la danse ou de faire en sorte que l’opération réussisse pour pouvoir dire qu’on en était. 

Les chiffres deviennent rapidement vertigineux. Avec l’apparition du logo sur 600 profils, la marque a été exposée à 30.000 membres (un membre a environ 50 contacts en moyenne). Il faut également ajouter les visualisations du logo via les différentes applications et fonctionnalités de Facebook. On peut tabler sur une multiplication de 2.5 pour obtenir une estimation du nombre total d’affichages soit 75.000 utilisateurs Facebook touchés. 

« Cette visibilité sur Facebook a permis à Beter’z d’augmenter son trafic de 40% et d’obtenir des visites de plus de 100 pays. Les visites ont été qualitatives puisque le rythme des inscrits a augmenté de 50%. » 

Selon les promoteurs de la campagne deux éléments ont été essentiels : 

La première phase a été le choix du vecteur de diffusion (un événement Facebook), la construction du message, et la diffusion à large échelle d’invitations. 2.La deuxième étape a été la mobilisation parmi nos contacts de leaders d’opinion, auxquels nous avons expressément demandé de jouer aux « soldats » et de pousser au maximum l’opération.  

La deuxième étape a été la mobilisation parmi nos contacts de leaders d’opinion, auxquels nous avons expressément demandé de jouer aux « soldats » et de pousser au maximum l’opération
 

 

Catégories :Facebook, Medias Sociaux