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Archive for the ‘Medias Sociaux’ Category

Foursquare aux prochaines elections ?

Selon Le Volontaire, Foursquare pourrait représenter un nouvel « outil » mis à disposition pour nos politiques.  Mais qu’en faire ? Un super-mouchard de l’activité des candidats ou élus visant à démontrer leur activisme.

Reprenons les points proposés par Le Volontaire :

  1. Un programme géolocalisé : chacun point visité, par le biais des « Tips » ou choses à faire, permettrait de découvrir ce que l’élu veut faire d’un quartier;
  2. Une activité politique tracée, prenant en compte les impératifs de son mandat en termes de présence au sein des organes et institutions de représentation (présence ne signifie pas action, mais bon … );
  3. Décorer les militants présents : encore une idée pour ré-inventer un  » web politique  » en dehors de l’internet quotidien et qui s’éloigne encore de la fonction initiale de proposer des cadeaux ;
  4. Organiser la présence des militants et mesurer leur travail…

Faut-il rappeler que le modèle économique de cet outil est de créer de la convivialité au profit des propriétaires des lieux où celle-ci se développera. A part à imaginer qu’un élu possède son territoire d’élection, je ne vois pas trop comment cet outil deviendra un enjeu de compétition… si éloigné des bonnes bouffes associées à ses restaurants préférés.

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Des régionales finalement très Net ?

Marianne 2 propose, en partenariat avec la Sofres et Temps Réels, un sondage sur l’impact de la « politique en ligne » auprès de nos concitoyens. L’objectif semble de prendre un peu de recul avec les tweet clash et autres querelles de chiffres qui ont émaillé la campagne.

Cette étude, comme le signale Temps Réels, s’inscrit dans une jeune tradition de mesure de l’engagement politique en ligne :

  • Une étude réalisée par le Pew Internet & American Life Project [qui montrait] qu’aux Etats-Unis les pratiques politiques traditionnelles (signer une pétition, écrire à un responsable politique etc.), qu’elles soient réalisées en ligne ou pas, sont l’apanage des plus aisés et des plus diplômés. En revanche, l’enquête soulignait aussi que les nouvelles formes de participation politique en ligne (basées principalement sur l’utilisation des blogs et des réseaux sociaux) pouvaient laisser présager un changement dans cette structuration socioéconomique chez les plus jeunes. Mais les données recueillies ne permettaient pas aux auteurs d’affirmer que le clivage économique se réduisait véritablement.
  • L’enquête menée par la Fondation Terra Nova témoigne (…) de la supériorité de l’équipe démocrate, qui, suivant la voie pavée par Howard Dean, a mis en place une plateforme à l’efficacité impressionnante, mybarackobama.com (assortie de pages dédiées sur tous les réseaux sociaux préexistants), permettant à l’équipe de campagne de centraliser l’information remontant des militants et à chaque sympathisant de devenir son propre directeur de campagne.
  • Yochaï Benkler (…) avance dans une étude non encore publiée qu’aux États-Unis les sympathisants de gauche ont des comportements beaucoup plus évolués que les sympathisants de droite en termes de participation politique sur Internet : ces premiers sont autrement plus nombreux à appeler à des actions ou à des dons, à proposer des analyses ou des travaux collaboratifs etc.

Et en France alors ?

  • 61 % des Français apprécient l’information politique sur le Web ;
  • 30 % des Français et 45 % des Internautes « s’engagent » sur le Net ;
  • Les blogs tendraient à remplacer les Blogs ;
  • Des Internautes de Gauche plus actifs ;
  • Les femmes et les séniors plus en retrait.

On se situe bien dans un changement de paradigme mais en aucun dans une situation tranchée. Le bouillonnement anarchiques de cette campagne des Régionales 2010 apparait ainsi  une fois encore comme le brouillon de ce que seront les prochaines présidentielles. Un chiffre manque cependant : la corrélation entre cyber-militant, lecteur en ligne, tranches d’âge etc. et abstention.

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Le dernier Buzz des Régionales 2010

Face aux risques élevés d’abstention et à la marée rose annoncée, l’UMP lance sa dernière action de communication virale. Avec Mobilisez un Ami il s’agit de personnaliser une vidéo avec le nom d’un ami qui serait cité dans une vidéo par Xavier Bertrand et les militants UMP. Gentille vidéo virale et principe éculé en même temps. Jusque là rien de très extraordinaire.

Les « vigies » de l’Internet s’en sont bien évidemment emparées. Fabrice Epelboin tout d’abord dans un long article de pré – conclusion de cette campagne. On a presque l’impression que tout le monde est fatigué des tentatives de politique 2.0 qui s’apparentent le plus souvent à de la « Com en ligne pour les nuls ». Quelques extraits :

Après s’être fait systématiquement saboter ses opérations de buzz, il semble que l’UMP verse dans le masochisme 2.0, car le dispositif est trop tentant pour ne pas être détourné.

Des dizaines (à l’heure ou j’écris ces lignes) de pastiches ont ainsi vu le jour, particulièrement faciles à réaliser dans la mesure où n’importe qui peut personaliser la vidéo en y ajoutant un prénom, un nom et une photo.

Le coup était cependant prévu, et les vidéos personnalisées de façon indésirables sont sabotés les une après les autres (celle ci-dessus étant plus difficile à saboter du fait qu’elle n’est pas affichée sur une page du site de l’UMP, et que je peux du coup contrôler le passage de paramètres sans passer par la base de donnée du site – LOL).

Bon, on s’est bien amusé entre nous et, finalement, cela n’intéresse pas grand monde. Essayons le Bad Buzz. Sur Le Post, Aude Baron, après quelques échanges de tweets avec notre premier analyste, s’y essaye avec ce qui marche le mieux dans cette campagne : une accusation de racisme :

En pratique, mieux vaut avoir le bon prénom. David Abiker, chroniqueur de France Infoa remarqué que ce jeu ne marchait pas avec « Ali » ou « Malek », deux prénoms en vogue dans l’actualité

(…) Xavier Bertrand a enregistré vocalement plus de 350 prénoms, nous explique-t-on à l’UMP. Soit les 200 prénoms d’un calendrier usuel, auxquels s’ajoutent les 150 prénoms les plus usuels aujourd’hui en France.

Au final, l’ensemble permet de couvrir plus de 50% des prénoms usuels en France, conclut-on à l’UMP.

Là encore, on dirait que ça ne prend pas… même si pour ma part j’aime bien la successions de détournements que son article nous propose.

Alors, fin de la LOL campagne ou lassitude générale des Internautes sur l’usage du Web par les politiques ?

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Les mésaventures numériques d’Yves Jego

Et de deux pourrait-on dire. Après une entrée remarquée sur Twitter, Yves Jego a décidé de proposé un sondage sur son site contre l’actuel président de la région Ile de France. Au-delà de l’aspect très 90 de ce genre de sondage, chacun sait depuis des années que ce genre de script est buggé.

Ca n’a pas loupé. Comme l’explique l’Express, les Internautes ont suivi en masse les consignes pour transformer ce sondage en Potacherie 2.0 :

Il n’en fallait pas plus pour amuser le microcosme de Twitter. Et c’est le collectif humour de droite, toujours prompt à repérer le moindre faux pas de la majorité sur le Web, qui se charge de relayer l’information sur le site de micro-blogging comme sur Facebook. Ajoutant une nouvelle découverte : à chaque actualisation le score du sondage change, sans même un clic sur le bouton « voter ». Très vite, les scores s’emballent de 83 votants on passe à 1606. La dernière capture d’écran qui a pu être prise, par Vinceakadiego, comptabilisait 5370 votants avant que le sondage soit tout simplement supprimé.

Yves Jego n’hésite pas à parler de « manipulation informatique » pour justifier cette catastrophe, un peu à l’image Frédéric Lefebvre qui lors de son entrée fracassante sur Twitter avait invoqué des problèmes techniques pour justifier la disparition de son compte… alors que les Internautes l’avait massivement déclaré en Spam. D’ailleurs, un article du Post rebondit sur cette dimension technique pour signaler :

Une fois le résultat de ce sondage (mal) digéré, celui-ci conclut : « Il s’agit d’une manipulation informatique grossière orchestrée par ceux qui n’ont pas très envie qu’une expression libre des Franciliens puisse prospérer ». (…) Sa démonstration est faible, puisqu’il aurait pu facilement apporter la preuve du méfait avec ses statistiques journalières. En effet, si celles-ci avait été inférieures à 5370 personnes dans la journée, preuve aurait été apportée de la manipulation. Mais il n’y a sans doute pas pensé.

Une fois encore, on ne peut investir le Web sans en connaitre les usages et les ressorts. Contrairement à un meeting ou à une intervention télévisée les gens ne sont pas là pour écouter. Lorsque les politiques investissent les territoires numériques ils sont attendus : ils ont mis du temps à s’y intéresser trop occupés à les dénigrer ou à vouloir les contrôler. De là à dire qu’ils ne sont pas les bienvenues…

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Les créateurs de possibles à la fête

Depuis quelques temps la tension monte doucement concernant la plateforme « sociale » de l’UMP. Déjà la semaine dernière avait été publiée des statistiques comparatives sur les deux réseaux sociaux concurrents en provenance d’Alexa. Dans le même temps, les médias s’interrogeaient sur la stratégie dans laquelle s’inscrivaient ces réseaux car personne, au sein même des partis politiques concernés, n’était à même de l’expliquer comme le montre cet extrait d’un article du Post :

« Il est trop tôt pour tirer des conclusions, mais par exemple, après le tremblement de terre en Haïti, beaucoup de « possibles » ont été créés pour qu’une aide soit organisée indique Benjamin Lancar. Du coup, cela a incité les Jeunes Pop à faire un appel aux dons. »
Au Parti Socialiste, il y a eu « plus de 3 500 événements créés. C’est ça la vraie valeur ajoutée, l’organisation locale d’événements, d’outils de campagne » indique David Assouline, secrétaire national à la communication du PS.

Maintenant, on est carrément passé en mode Bad Buzz :

Deux éléments ont déclenché cet emballement médiatique en ligne : une querelle de chiffre et la sortie de Benjamin Lancar, responsable des jeunes UMP.

Concernant les chiffres, nous ferons référence à cet article du Point :

La plate-forme communautaire « les créateurs de possibles » reste encore confidentielle. Avec 7.002 membres actifs, le site a été visité par près de 100.000 visiteurs uniques depuis le 7 janvier, selon l’UMP. (…) Pour le moment, la plupart des 1.329 initiatives lancées par les internautes résonnent comme des soutiens (voire des critiques) aux têtes de liste UMP pour les régionales ou à la politique du gouvernement.

Depuis le lancement national de son réseau social « La Coopol », le 12 janvier, 20.000 personnes se sont enregistrées, s’enorgueillit le PS. (…)

Et là, c’est le drame. Les dirigeants de l’UMP lisent les chiffres : je vois d’ici le tableau statistiques avec la courbe des inscriptions bloquée   à 7 000 inscrits. La réaction est alors « violente » :

Benjamin Lancar a commis l’une des plus belles bévues du moment, en menaçant d’exclusion, via mail, tous les responsables départementaux des jeunes UMP. Voici son message : « Salut à tous, Le secrétaire général (Xavier Bertrand) a demandé à ce que tous les rdj, (responsables départementaux des Jeunes Populaires), soient inscrits sur les ‘Créateurs de possibles’.Ceux qui ne le seront pas d’ici mardi seront démis de leurs fonctions. Le message est donc clair, il nous faut donc grandement nous mobiliser. »

Le tollé est immédiat. A tel point que Frédéric Lefebvre parle « d’excès de zèle« . De son côté, Benjamin Lancar explique à Libération :

La menace de sanction n’était qu’une «blague pas drôle», «du second degré». «Ce ne sont évidemment pas les méthodes de l’UMP», assure-t-il, invoquant le concept des Créateurs de possibles, accessibles aussi aux sympathisants : «Le site est justement très ouvert, on ne va donc pas utiliser des méthodes sectaires.»

Finalement, la meilleure synthèse de cet échec en devenir  nous provient, ce matin, de l’analyse la chronique de Stéphane Guillon :

Personnellement je n’arrive pas à comprendre ce qui motive ces deux partis à créer des réseaux « privatifs » hors des résaux sociaux habituels où les gens se croisent depuis de nombreuses années maintenant. Les dernières élections avaient vu une explosion des pages sur Facebook dédiées aux candidats, élus, municipalités. Nos « dernières actu » sur Facebook étaient émaillées d’actualités politiques nous rappelant que les élections et la politique nous concernaient d’autant plus qu’elles étaient animées et préparées par des gens comme nous, nos « Friends ».

Je ne vois pas pourquoi des non militants viendraient s’investir sur des réseaux politiques. Ça risque de devenir chacun chez soi !!! Une peu comme si existaient des urnes pour les militants et d’autres pour les simples citoyens.

Et la Coopol ? Peut être aussi un Bad Buzz en devenir. Cet article d’Interpol se termine par une analyse en forme de mise en garde :

Mais aux vues des dépenses qu’engendre un tel site, les résultats 2/3 mois après le lancement du site sont plutôt mitigés. De nombreux groupes ont été créé, mais très peu de membres dans chaque groupe, pas plus de 20 ! Si le but du site était d’attirer des personnes extérieures au pati socialiste, c’est un peu raté. Le réseau social est quasi exclusivement utilisé par des membres du parti. Je crois avoir lu que ce site était un test pour les présidentielles 2012. il y donc d’énormes changements à mettre en oeuvre, et une stratégie de communication à définir pour réussir un tel projet. Mais la question à se poser, c’est un parti politique a-t-il réellemen besoin d’un tel site ?

Finalement, en remettant tout le monde sur Facebook, peut-être que les choses s’arrangeraient et qu’on pourrait de nouveau parler politique ? Rien de moins certain selon l’Express qui nous apprend que les réseuax sociaux politiques tentent d’envahir les réseaux sociaux traditionnels :

Sur Facebook, les Créateurs de possibles ne font pas davantage recette. En effet, sur Facebook les « Créateurs de Possibles » ne possèdent pas de « fan page », mais un groupe. Celui-ci rassemble uniquement 229 membres – moins que le groupe « Club Villepin »et ses 978 membres. Un second groupe: « Les Créateurs de Possibles- Objectif: 500 000 militants UMP pour 2012! » arrive quant à lui à regrouper 1705 internautes. En comparaison, la Coopol, le réseau social du PS, a opté pour une page de fans qui réunit 2 704 fans.

Quand Libé tacle la Politique 2.0

2010/02/13 2 commentaires

Dans le ma timline Twitter du jour, j’ai lu ce message de @GillesKlein signalant trois pages dans Liberation relatives à l’utilisation des Médias Sociaux pendant l’actuelle campagnes des régionales. Me précipitant sur le site de Libération, j’ai la désagréable surprise de découvrir qu’en dépit de sa thématique ces articles n’étaient pas en ligne. Ni une ni deux, je descends le chercher… J’aurais mieux fait d’attendre quelques heures pour en lire l’accroche sur le site Arrêt sur Images.

Un ramassis de boulettes

En lieu et place des boules puantes promises par l’éditorial, deux pages son consacrées aux mésaventures des politiques sur les réseaux sociaux. Rien que du réchauffé :

  • Le crêpage de chignons entre Valérie Pecresse et Anne Hidalgo par Tweets interposés ;
  • La bourde bien involontaire de NKM ;
  • Les propos insultants de Philippe Lavaud qui à vouloir être dans le vent s’est fait prendre à son propre jeu ;
  • L’usurpation d’identité subie par Martine Aubry sur Twitter ;
  • Les mésaventures du portrait de Dominique de Villepin au siège de l’UMP;
  • Etc.

Sur la campagne en elle même rien. Sans doute cela n’est il pas assez intéressant pour un journal. Pourquoi ne pas parler de l’usage des réseaux sociaux par certains candidats ?

A titre d’exemple, allons voir ce qui se passe dans le Languedoc Roussillon. On y découvre qu’il n’y pas que la star incontestée des médias, l’ineffable Georges Frêche. Sur Twitter, avec @Raymond_Couderc,  et sur Facebook, avec sa Page de Fans, on peut suivre les tribulations d’un candidat en campagne. Des photos, des échanges, des déclarations, un programme, des militants qui s’activent, etc… viennent ponctuer le travail de cet élu qui affiche ses engagement en les faisant partager au jour le jour au parisien que je suis. Sans Internet, je n’aurais jamais appris son existence (avons que je ne lis par la presse quotidienne régionale). Sans Internet, sa région se limiterait aux esclandres de Georges Frêche qui font les choux gras des médias nationaux dits de « référence ».

Un verdict sans appel

Comme si cela ne suffisait pas, Libération s’offre la bénédiction d’un pape de la communication, Dominique Wolton. Prêchant pour les médias traditionnels, il déclare :

Avec les Net, les hommes politiques veulent se refaire une virginité et montrer qu’ils sont des internautes comme les autres, avec leur profil Facebook et leur blog, qu’ils peuvent se passer des journalistes et des filtres habituels de l’information pour s’exprimer de manière plus directe. .. Or ce n’est pas vrai, le député ou le président de région n’est pas un citoyen lambda, il n’est pas égal à ses électeurs, sauf devant le suffrage universel.

Ca, on l’avait bien remarqué ! Jeudi soir, en regardant A vous de juger, je m’étais senti atterré. Non seulement, les régionales s’apparentaient à un échange de remarques générales sur les transports et l’environnement, mais, plus grave à mon avis, aucun des participants n’a été capable d’expliquer clairement aux téléspectateurs à quoi servaient les régionales.

Et je ne reviendrais pas sur les propos Chantal Jouanno déclarant qu’elle avait essayé le secteur privé mais que cela ne lui correspondait pas… Les politiques parlent aux politiques. Les médias parlent aux politiques. Les électeurs partent en vacances.

Objectivement, l’article du Figaro sur la relation entre jeunes et politiques au travers d’Internet était bien plus intéressant et bien moins conservateur. Tiens  je vais aller « poker » Raymond sur Facebook.

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Les marques investissent les médias sociaux

2010/02/08 1 commentaire

Dans une longue synthèse illustrée, Laurent Demas rappelle les grands succès que connurent certaines marques sur Internet en « utilisant » les réseaux sociaux. Le terme « utiliser » semble ici adéquat car, comme dans tous descriptifs, il est difficile de mesurer et d’apprécier à quel point cette présence s’inscrivait dans une stratégie de long terme.

Les exemples cités sont :

  • le lancement de la Ford Fiesta aux Etats-Unis où l’entreprise propose de tester gratuitement le véhicule ;
  • une communication de Mark & Spencer suite à une grogne sur ses tarifs qui lui a fait découvrir la nécessité d’interagir avec ses clients ;
  • la campagne de marketing viral de BeterZ demandant à chacun, sur Facebook, de remplacer sa photo par le logo du site de jeux en ligne ;
  • le lancement d’un livre, orienté Web, avec comme cadeau – très important pour assurer l’adhésion – une dédicace ;
  • une campagne, sur le modèle de BeterZ, pour un programme TV tunisien à destination des jeunes.

Au- delà de ces réussites, beaucoup insistent sur la nécessité d’intégrer la présence sur les médias sociaux au sein d’une stratégie globale et non plus descendante comme la publicité de nos grands-parents. Ainsi, @PublicActif rappelle trois critères essentiels pour déterminer les entreprises qui acceptent de « jouer le jeu ».

Pour résumer, il existe selon lui :

  • celles qui sont là par accident car « il faut y être » ;
  • celles qui investissent un nouveau média de communication / publicité ;
  • celles qui s’investissent en adoptant de nouveaux usages et en participant à leur création.

Et de proposer une analyse, sous forme de répertoire, des marques présentes sur Twitter et de l’usage qu’elles en font. Pour aller plus loin, on pourra également se reporter au travail de référencement d’@Referencement qui propose une liste des entreprises françaises présentes sur Twitter.

Face à ce foisonnement d’initiatives, @Cedric Deniaud propose un état des lieux des stratégies mises en œuvre par les marques sur Twitter.

Après avoir rappelé les principaux chiffres d’utilisation de la plateforme et ses usages, il s’intéresse aux marques françaises pour en tirer 5  conseils :

  1. respecter la charte graphique de la marque en personnalisant son compte et en choisissant un compte approchant de sa dénomination courante ;
  2. s’exprimer dans la langue d’expression de ses « cibles » ne serait ce que pour les interactions soient compréhensibles et intégrées par tous les followers ;
  3. ne pas laisser sa présence sur les médias sociaux en friche : une présence silencieuse est pire qu’une absence ;
  4. interagir, réagir, discuter avec ses followers car il ne s’agit pas d’un panneau d’affichage sur le bord de l’autoroute ou dans un magazine papier (ce qui présuppose une stratégie de dialogue pour éviter le n’importe quoi) ;
  5. associer les membres de l’entreprise à la démarche car ils sont, souvent, les premiers représentants d’une marque.

Sans ces quelques principes de bases, mis en œuvre par les utilisateurs de « base », l’effet peut être catastrophique ou, dans une moindre mesure, représenter un investissement inutile.

Quoiqu’il en soit, la présence sur les médias sociaux est par définition visible. Elle permet donc à chacun de décrypter les stratégies des marques comme le fait fort justement MalineaConseil à propos de Cdiscount :

Cdiscount a pris conscience de l’essor de facebook et twitter. Ne voulant pas voir se reproduire les dérives qui avaient eu lieu sur les forums, ils ont décidé de rapidement occuper les lieux.

Les données, que nous vous avons indiquées plus haut, montrent que le rythme de publication sur ces comptes/pages est très très faible (si l’on tient compte de la force de la marque cdiscount en dehors des réseaux sociaux et de l’ancienneté de ces comptes/pages).

Une étude du contenu de leurs messages nous apprend autre chose: leurs comptes twitter ne servent qu’à relayer des offres  promotionnelles! Même le compte de LaFourmilière,  qui représente pourtant le visage communautaire de Cdiscount, ne fait pas de veille sur les plaintes ou remarques clients mais simplement retweet les autres comptes du site. Les quelques interventions du compte en direction de clients sont pour le rediriger vers le site de LaFourmilière,…

Il en est de même sur leurs pages facebook, qui diffusent les promos de cdiscount.com et ne laissent pas de place aux commentaires des « fans » et clients.

A contrario, nous citerons, pour finir, l’exemple, de Ferrero qui a non seulement décidé de lancer une stratégie multi-supports mais a décider de s’investir largement en s’entourant de partenaires :

Nous travaillons avec KR Digital, Heaven, Atafoto, CRM Company, 4D. Nous sommes en phase de test et nous ne voulions pas faire porter autant de risques à une seule agence. Le digital est le monde le plus complexe  en développement, par la profondeur du média. Le champ des possibles est tellement large qu’il demande des talents très différents. Travailler avec beaucoup d’agences nous demande plus de temps, mais nous donne un résultat plus qualitatif.

Catégories :Communication, Medias Sociaux